
Le Volcán Licancabur invite à la grimpette: sa caldera abrite un petit lac gelé dans lequel vivent des populations d'invertébrés parmi les plus isolées de la planètes; le volcan lui-même s'élève directement au-dessus de San Pedro et de son salar côté chilien, au-dessus de la laguna blanca et de la laguna verde côté bolivien. Vue magnifique assurée!
Les Incas et les populations indigènes en avait fait une montagne sacrée et un site cérémoniel, et on les comprend: quoi de mieux de de s'élever à 5968m sur un cône abrupt pour communiquer avec les dieux?
Le périple commence par le poste-frontière d'Hito Cajon, à 4500m d'altitude. Une voiture du tour que nous prendrons pour aller jusqu'à Uyuni nous laisse au Refuge de la Laguna Blanca pour 3 jours et 3 nuits, histoire de préparer sereinement l'ascension. On rencontre l'illustre guide Macario, 437 ascensions du volcan à son actif, et qui a participé à toutes les expéditions High Lakes de la NASA pour étudier les formes de vie extrêmes... Après d'âpres tractations auxquelles nous ne comprenons pas grand chose (les guides ici se partagent les rares ascensionnistes qui passent, d'où certaines tensions...), c'est finalement bien avec lui que nous partirons vendredi matin.
D'ici là, on s'acclimate en se balladant entre 4300 et 5000m (grande première pour Olga!), entre volcans bruns et rouges et lac vert émeraude.
A part ça, on sent qu'on est arrivés en bolivie: les Aymaras qui tiennent le refuge comprennent à peine l'espagnol, la vue de la cuisine nous passe l'envie de consommer la nourriture locale, et on expérimente le froid permanent qui règne ici (on est d'ailleurs pas mécontents de nos duvets!). Coup de chapeau quand même à ces personnes qui vivent ici, l'isolement et le rude climat doivent mettre les organismes à rude épreuve...
Vendredi matin, lever à 3h30, départ de la marche à 5h, à 4500m. On a mis tous nos habits pour affronter le froid de l'aube, et rien n'est superflu. On bénit le type qui nous a passé les chaufferettes, on a seulement "un peu" froid aux orteils. Un couple d'anglais, Tom et Charlotte, se sont joints à nous pour l'ascension, mais Charlotte lâche prise vers 4900m, et reste avec un second guide. On continue à monter, lentement mais sûrement, et on se dit que c'était une bonne idée de passer un peu de temps en altitude!
Vers 5200m, Olga a un gros coup de pompe, et doit s'arrêter tous les 20m pour reprendre son souffle. Envie de dormir, mal à la tête, les symptômes classiques de l'altitude. Quelques feuilles de coca et elle s'accroche, elle a trop envie d'arriver en haut!
L'aube est magnifique, la Laguna Verde s'éclaire et dégèle lentement et les volcans de l'altiplano se découpent sur l'horizon. On continue doucement parmis les éboulis et les gros blocs, Quentin n'a pas trop de mal pour le moment et pousse Olga à continuer.
Mais plus on monte, plus c'est dur, plus c'est lent, plus il fait froid, et il faut une bonne dose de motivation pour atteindre la cumbre, après un interminable dernier passage dans des marches volcaniques bien raides...
Grosse émotion au sommet, la vue est splendide, et le froid est supportable. Le petit lac est bien là, entièrement gelé, et Macario fait une offrande feuilles de coca. On aura mis 6h30 pour monter, bien dans les normes en fin de compte même si on avait l'impression de ne plus avancer sur la fin...
La descente sera plus rapide, dans de grandes pentes d'éboulis que l'on dévale à grande vitesse. Macario fait un petit détour pour montrer à Quentin le Tío de la Laguna, étonnante scultpture naturelle de lave qui ressemble à s'y méprendre à un petit vieux accroupi, contemplant le magnifique paysage. Un petit tour enfin par des ruines incas au pied du volcan, et c'est le retour au refuge vers 15h.
On ne rêve que d'une bonne douche chaude et d'un lit douillet, mais il va falloir attendre encore un peu...
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La ascención al Licancabur fue dura, sobretodo para mi, pero al llegar arriba entiendes porque merece la pena tanto esfuerzo: paisajes esplendidos de lagunas verdes y blancas, un mar de volcanes en el horizonte, un lago helado en el crater del volcan en el que viven especies unicas de invertebrados... Al subir sientes que el aire se hace escaso, cada paso te parece eterno, cuando ves la cima, te parece tan cerca y tan lejos al mismo tiempo... y en efecto cuando pareciamos estar casi arriba, nuestro guia Macario nos dice que aun había para dos horas!! Creí que nunca llegaría, tenía la impresión de andar tan despacio y al mismo tiempo era tan difícil ir mas rápido...!! Menos mal que Quentin estuvo alli detras mío, animandome y ayundandome todo el rato para llegar arriba!
Con mil recuerdos bajamos de la cumbre, de mi primera subida a 5960 m! Bueno, no me atardaré mucho más, ir a ver las fotos, y ya os contaré de viva voz, en cualquier caso fue una experiencia increíble y cada día que pasamos aquí, aunque haga frío y a veces las condiciones sean duras, los paisajes que descubrimos nos dejan sin palabras.
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